Les 5 problèmes de l’étudiant moderne

Nous sommes jeunes, beaux, bons et capables, bref le monde s’offre à nous et ce pour les années à venir. Mais comme de grands pouvoirs viennent avec de grandes responsabilités (grosse quote de Spiderman 1), nous sommes aussi victimes du trop plein de portes ouvertes s’offrant devant nous. On choisit la porte en considérant uniquement le type de bois, la beauté de sa poignée ou ce qu’elle cache derrière elle ? Ce qui est certain, c’est que chaque porte ne s’ouvre que dans un sens et qu’une seule fois, chaque décision nous forge et nous fait voir les prochaines portes d’un nouvel œil. Ne connaissant pas totalement les conséquences de chacune de nos décisions, certaines portes s’ouvrent, d’autres éclatent ou se font défoncer, plusieurs n’ouvriront même jamais. Heureusement, la fougue de notre âge nous permet d’encaisser quelques échardes en touchant à des portes qu’on n’aurait pas dû. Mais au moins, on avance, portique après portique. Grosse introduction métaphorique pour lancer les 5 problèmes (ou questionnements) auxquels n’importe quel étudiant universitaire moderne fait face.

 1) La grosse relation vs la chasse constante

La première grosse question que tu te pose quand tu arrives à l’université c’est « sont où les p’tites ?» .Cette question soulève son lot d’euphorie, de soirées arrosées à la fin nébuleuse, d’aventures et de passion. Tu veux «vivre ta jeunesse», ne pas manquer une seule occasion de vivre une expérience que tes amis ne croiront jamais, butiner comme une abeille au printemps. Tu passes ensuite rapidement du printemps à l’été, la saison du summer love, du début de relation magique mais de l’aboutissement tragique. Les saisons se suivront et se ressembleront jusqu’à ce que tu te rende compte que finalement, la pénétration sans relation c’est comme manger avec tes mains. La bouffe est bonne quand même, sauf que c’est un peu plus sale pi malgré le fait que ton côté bestial est assouvi, tu te sens coupable un peu. Fais toi en pas, peu importe si tu démarres ta carrière universitaire en coureur des bois ou en moine bouddhiste, ça reste un bon début parce qu’on en apprend beaucoup sur nous, peu importe le rôle que tu choisis.

 2) Savoir où tu t’en vas le plus tôt possible

Quand t’es en randonnée en montagne, tu rencontres 2 types de personnes : la personne qui court pour se rendre au sommet avec à peine une sacoche banane pour trainer ses rations sèches, t’as aussi la personne qui admire la nature et essaie d’entrer en connexion avec chaque structure cellulaire qu’il rencontre, pour finalement sortir du bois 10 ans plus tard. Bein à l’université c’est la même chose, tu as ceux qui ont déjà la compagnie de papa/maman qui leur pend au dessus de la tête (eux d’habitude flânent pas trop sur le chemin). T’as aussi ceux qui ne savent pas trop où ils sont donc on ne parlera pas encore de destination. Ils sont entrés dans leur programme respectif plus parce qu’ils peuvent que parce qu’ils veulent et ressortent de l’université ne sachant pas exactement plus où aller mais avec un papier de plus en poche. Peu importe le stéréotype qui s’agence le mieux à ta personne, keep it up.

3) L’énergie vs le vécu

Chaque semaine c’est la même chose, t’as un diable sur l’épaule droite et un ange sur la gauche. Le diable te rappelle que c’est le Beerfest ce mardi (pourquoi un fucking MARDI), que c’est l’événement du siècle (à chaque fois) et que si tu y vas pas tu vas être le seul à pas savoir les insides de la soirée. Une chance que t’as l’ange sur ton épaule gauche qui te rappelle que tu as un cours, une rencontre d’équipe, et un quart de job le lendemain. C’est là que tu te demande : « est-ce que je me repose pour une fois ou je m’en vais vivre dequoi ?». Malheureusement on a les mêmes tendances que la fille naïve, on choisit le diable (badboy) en se disant que, cette fois-ci, ça sera pas trop pire et qu’on le regrettera pas (hehe on regrette toujours). La beauté dans tout ça c’est que tout le monde est passé par là et que ça te forge le caractère.

 4) Marge de crédit ou te nourrir de riz

Kraft dinner, baloney, alphabits, nouilles ramen, beurre de peanut, banane. T’avais l’impression que je lisais ta liste d’épicerie ? C’est donc officiel, tu profites du classique de la vie étudiante : la pauvreté. Classe sociale où le monde nous est promis (selon nous) mais où rien ne nous est encore donné. C’est donc parfaitement légitime de te dire que tu pourrais emprunter juste assez pour être mieux maintenant sans l’être moins plus tard. Faut pas être gêné de la question, c’est vrai que pour plusieurs étudiants, les bouts ne se rejoignent pas complètement, même si pour eux manger régulièrement 2 groupes alimentaires différents c’est bon. Y faut ce qu’il faut hein, la faim justifie les moyens ?

 5) Aller à ton cours ou faire prendre les notes

Tu as surement déjà reçu un courriel dans ta boîte de l’université venant d’un gars que tu n’avais jamais rencontré et qui te demandait les notes pour un cours qu’il avait manqué parce que son arrière arrière arrière grand-père était mort. Désolé de te le dire comme ça, mais tu t’es fait avoir. Ça doit être un vétéran de premier cycle qui sait comment tirer les ficelles pour obtenir les notes de cours tout en finissant la campagne à Call Of Duty. C’est parce que lui il a sa propre réponse à la question : il skip et fait prendre les notes. On finit tous par se convaincre que le prof lit juste les powerpoints mot pour mot et que c’est disponible sur internet, ou que c’est un cours vraiment désuet pour l’examen. C’est vraiment parfait, tant que tu donnes autant de notes que t’en quête, c’est kif kif !

 

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