La pornographie

De nos jours, la pornographie sur internet est facilement accessible pour tous et chacun de nous. La majorité du contenu est disponible gratuitement, et ce, pour n’importe qui souhaitant en consommer. Qui ne s’est jamais dit : «Enweille, j’ai le temps d’en faire une p’tite vite avant que la parenté revienne»?

Après avoir écouté le documentaire «Hot girls wanted» qui s’incruste dans la vie de quelques actrices xxx et qui est disponible sur Netflix, il m’est venu une inspiration soudaine d’écrire sur ce sujet, qui nous touche peut-être davantage qu’on ne le penserait. Craigslist est un peu moins connu au Québec, mais nos voisins d’en bas l’utilisent beaucoup (environ 50 millions d’utilisateurs américains chaque année). C’est d’ailleurs la principale source de recrutement de nouvelles filles qui veulent essayer l’industrie du sexe. Selon le documentaire, il y a plus de personnes qui visitent des sites pornographiques chaque jour que le trafic de Netflix, d’Amazon et de Twitter combiné. Ce n’est donc pas surprenant d’apprendre que la pornographie est une des industries des plus payantes qu’il soit.

Autre fait intéressant, Twitter est l’arme secrète des actrices pornographique. En effet, c’est un bon outil pour se faire connaitre puisque ce réseau social tolère le contenu explicite, contrairement à Facebook et Instagram.belle knox

Aux États-Unis, aller à l’Université Dukes coûte grosso modo 61 000$. Une personne ayant un revenu normal n’est  pas capable de payer ces frais qui sont faramineux, sauf si elle obtient une  bourse d’études. L’actrice pornographique Belle Knox étudie à Dukes et ses parents ne pouvaient pas payer pour tous ses frais de scolarité. Elle s’est donc tournée vers l’industrie de la pornographie pour arriver à ses fins. Elle gagne environ 800$ par scène tournée. De plus, selon elle, le fait d’être une actrice porno est de plus en plus socialement accepté (laissez-moi en douter ici). Elle semble à l’aise à l’idée d’exercer sa profession et fait même des entrevues à la télévision pour en parler. Selon moi, le revenu est un des seuls bons côtés de cette industrie qui risque de ne jamais arrêter. Je me poses donc la question : gagner de l’argent, mais à quel prix?

Selon le documentaire, une actrice reste en moyenne dans l’industrie de 6 à 12 mois. Théoriquement, travailler pour payer ses études, c’est bien. Mais, est-ce que faire de la pornographie pour payer ses études est bon? Il m’est très difficile de croire qu’une personne peut avoir une carrière professionnelle après avoir fait ce travail. Par exemple, il n’y a pas très longtemps, une professeur au primaire s’est fait renvoyé car l’école où elle travaillait a découvert qu’elle avait fait une vidéo xxx (Dieu sait comment ils l’ont découvert 😉 😉 ).

En plus de prendre avantage des jeunes filles de 18 ans qui se cherchent, d’augmenter le phénomène d’hyper-sexualisation chez les jeunes et de déformer la réalité du «sexe», 40% (toujours selon le documentaire) de la pornographie en ligne montre de la violence contre les femmes. Ce qui est un peu contradictoire, c’est que Belle Knox étudie en histoire des femmes et a de l’intérêt à devenir une féministe pour défendre les droits des femmes. Selon moi, c’est un peu comme dire que je suis un meurtrier et que je veux aider les familles des victimes à passer au travers leur deuil ou être Soeur et aller aux rigolades le dimanche soir au Studio sex. Même combat!

Ceci dit, je ne crois pas que cette industrie doit être détruite. Elle pourrait être plus réglementé, mais encore là, sur les internets, c’est assez difficile de mettre des lois ou des balises (prenez exemple sur des sites gores ou thepiratebay).

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